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Jeux Olympiques "NICE 2018" ; c’est NON

jeudi 5 mars 2009

2018 contre Nice 2018 !

La pétition lancée par l’association NICEA Nice citoyenne et altermondialiste, pour dire non aux JO à Nice, a atteint le nombre symbolique de 2018 signatures. Elle a révélé l’absence de consensus autour de ce projet pharaonique et insensé. L’association NICEA dénonce l’avalanche de propagande et les pressions exercées dans les collectivités territoriales, auprès des associations et jusque dans les écoles publiques. NICEA continuera à favoriser l’expression citoyenne sur ce sujet comme sur d’autres aspects de la vie municipale.

Nous, habitantes et habitants de Nice et de sa région, nous sommes opposé-e-s à la tenue des Jeux Olympiques d’hiver 2018 à Nice.

Non, la population n’est pas unanime pour défendre ce projet déjà lourd de conséquences :

- Parce que l’organisation de JO est toujours un gouffre financier pour les villes qui accueillent et même pour celles qui sont simplement candidates
- parce que le coût est indécent au regard des urgences sociales de notre département (logement, équipements sportifs de proximité …)
- parce que les « payeurs » n’en « profiteront » pas : les retombées financières des multinationales et sponsors ne reviendront pas dans la poche des Niçois-e-s qui vont voir leurs impôts augmenter de 15%
- parce que des Jeux olympiques sans conséquences graves sur l’environnement n’existent pas (constructions de routes, hôtels, canons à neige, pistes de bobsleigh...)
- parce que l’aménagement d’un département ne doit pas être suspendu à l’obtention de JO (ex : logements étudiants dans la plaine du Var)
- parce que les Jeux olympiques vont servir de prétexte à une surveillance policière accrue
- parce que nous partageons les valeurs de la solidarité et non celles de la concurrence ou de la « gagne à tous prix »

Voilà pourquoi nous disons NON aux JO à Nice en 2018 !


http://association.nicea2008.org/petitions

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COMMUNIQUE DE PRESSE

13 mars 2009

Nice 2018 : Effet médiatique boomerang

La commission d’évaluation du CNOSF pour la sélection d’une ville candidate aux JO de 2018 vient de rendre son rapport. S’il ne préjuge pas de la décision du CNOSF il permet d’ores et déjà de constater une chose : sur l’accessibilité, les transports, le coût financier, l’impact environnemental (…), les critiques que portent les élus communistes depuis le mois de septembre sont « confirmées ».

- Celle d’une accessibilité des sites de montagne globalement insuffisante, le rapport pointe « les sites (de montage) sont très majoritairement desservis par une route unique et certaines voies sont en cul de sac, ce qui limiterait la fluidité » (page 30).

- Celle du coût total le plus important avec 371,6 millions d’euros contre 252 a Grenoble et 231 pour Annecy (pages 15 et 16).

- Celle de l’insuffisance des capacités d’accueil en montagne (page 20).

- Celle du plus mauvais impact environnemental (pages 24 et 25). Loin des déclarations lénifiantes du maire de Nice sur éco-vallée et des jeux olympiques écologiques, le rapport du CNOSF fait part de son interrogation « sur les travaux à réaliser dans les zones de montagne qui pourront impacter l’environnement paysager sans l’assurance d’un héritage viable des équipements programmés ».

- Celle d’un système de transport insuffisant (pages 30 et 31), sans parler que « les valeurs de vitesse moyenne retenues (…) largement trop optimistes pour la partie Neige, compte tenu de l’état des routes et des conditions de circulation en surcharge de pointe. ».

- Enfin cerise sur le gâteau concernant les jeux paralympiques la ville de Nice est la seule à ne pas présenter d’éléments détaillés sur le concept d’organisation proposé pour ces jeux (page 35).

Après l’échec de la candidature de Nice capitale européenne de la culture, le probable échec de Nice pour la pré-candidature pour 2018 nuit médiatiquement à l’image de notre Ville. Véritable effet boomerang d’une opération qui aura coûté, en cette période de crise, très chère aux contribuables

Pour faire oublier l’insuffisance de sa politique locale, Christian Estrosi a cru faire diversion avec les JO 2018. Les niçoises et les niçois attendent autre chose pour l’amélioration de leur vie quotidienne !

Robert Injey

Conseiller Municipal Communiste

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Malgré le matraquage médiatique de Monsieur Estrosi pour faire croire que tout un département, voire toute une région, soutient son projet, les opposant-e-s existent, même s’ils ont grand mal à se faire entendre. Une fois encore un projet lourd de conséquences n’est pas soumis à un débat contradictoire, mais est porté par une propagande incessante.

NICEA fait partie de ces opposants. Pourquoi ?

Estrosi nous promet un avenir radieux : création d’emplois, constructions de logements... Mais quelles seront les conséquences réelles, sociales, environnementales, économiques et humaines du projet ? Du point de vue écologique, ne va-t-on pas assister au bétonnage d’une partie du moyen et du haut pays après le bétonnage de la côte des années Médecin ? N’y a-t-il pas mieux à faire par exemple que la création d’une piste de bobsleigh (100 millions d’euros) ?

Toutes ces dépenses indécentes en période de crise devraient dans notre département aller vers les véritables urgences :

* amélioration du logement social pour tous et toutes

* amélioration ou rénovation des quartiers populaires

* aménagements sportifs et sociaux de proximité

* aides aux petits clubs.

Les profits reviendront aux multinationales qui sont derrière le Comité international olympique, et non pas aux artisans locaux. A Nice, c’est déjà 15% d’augmentation d’impôts locaux prévus. Pour les villages de montagne, ce sera combien ?

N’est-il pas indécent que certains équipements collectifs, comme les routes et leur entretien, soient subordonnés à la tenue des Jeux Olympiques ?

N’est-il pas inconsidéré de risquer un endettement important pour le profit de quelques multinationales, à l’occasion d’une manifestation éphémère, au détriment de l’équipement durable ?

Avec NICEA dites NON :

* au bétonnage de la montagne

* à la rupture des équilibres du Moyen Pays (paysages, eaux, eaux usées, routes, aménagements), rupture qui risque d’être définitive

* au danger qui pèse sur la nappe phréatique de la basse vallée du Var, sur l’agriculture, sur les réserves d’oiseaux.

On ne peut aménager tout un territoire à l’aune d’une manifestation sportive qui durera 15 jours !

En aucun cas, les JO ne peuvent être un élément structurant d’un territoire !

En réalité, Estrosi et sa majorité poussent a la concurrence entre les territoires, comme le montre également l’OIN (opération d’intérêt général) dans la plaine du Var.

Les JO c’est une vision de division, de concurrence entre les territoires, de chauvinisme, pas du tout un esprit de solidarité contrairement à l’idéal affiché.

Les JO c’est la captation du sport par le fric, le monde de la finance.

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Dans Estrosi-Matin ce dimanche on decouvre l’interview du coordinateur de la candidature Nice 2018 ,un certain Mr. Migliore, qui chiffre officiellement le cout des jeux a 150 millions d’euros pour la ville.

Hasard sur la page suivante du dit quotidien un article chiffre precisement une installation de tremplins aux normes olympiques (70m et 90 m) a 70 millions d’euros !

Cherchez l’erreur ?

Ne comptez pas sur le quotidien pour enqueter sur le cout veritable de ces jeux si chers a M.Estrosi.

Il faut rappeler que les derniers JO d’hiver 2006 de Turin ont couté 3,4 milliards d’euros : les frais d’organisation s’élèvant à 1,3 milliard d’euros. Avec les 2,1 milliards d’euros dépensés pour les infrastructures, on obtient un coût total de 3,4 milliards d’euros, dont la plus grande partie sera finalement payée grâce aux deniers publics. Lors de la candidature, la participation financière du secteur public n’avait été budgétée qu’à environ 500 millions d’euros.

Dans l’eventualité des Jeux a Nice des travaux gigantesques de terrassement devront être réalisés sur le réseau routier et autoroutier pour amenager l’accés aux stations.

N’oublions pas qu’il faudra un anneau de vitesse et deux stades-patinoires olympiques (obligatoires). Et on a meme pas encore parlé des pistes de bobsleigh et de luge (100 millions d’ euros piece) sans parler de l’impact ecologique d’une noria de camions charriant des millions de metres cubes de deblais en montagne !

N’oublions pas le village olympique a construire pour loger des millers de sportifs et journalistes accredités.

Bref la ville et le departement risquent plutot d’investir 500 millions d’euros minimum !

Les derniers jeux francais a Albertville en 1992 avaient couté 700 millions d’euros (4.2 milliards de francs) et furent deficitaires.

« A Grenoble les JO de 1968 ont laissé des massifs défigurés : tremplin de Saint-Nizier (280 000 m3 de terrassement) devenu un tas de béton abandonné ; piste de bobsleigh de l’Alpe d’Huez (3000 m3 de béton coulé) abandonnée depuis 1972, etc. » Depuis 1968, les données climatiques ont évolué. La neige devient rare dans les stations de moyenne altitude. Ces JO exigeraient donc l’usage de canons à neige qui imposeraient en plus la création de lacs artificiels. Le sport business est prêt à gaspiller de l’eau et de l’électricité, à bouleverser les cycles naturels de la végétation et de la faune, à ravager les paysages. Tout ça au nom d’une Barnum olympique de 15 jours ?

ne lachons rien !

ps :Des agences de lobbying dont on nous tait le cout oeuvrent actuellement en coulisses pour huiler les rouages du CIO *(on se rappelle les accusations de corruption du CIO de Bertrand Delanoe pour les jeux d’été de 2012)

pétition NON AUX JEUX OLYMPIQUES A NICE EN 2018

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Cout des Jeux Olympiques d’hiver passés

Grenoble : du 6 au 18 février 1968

L’Etat prend en compte 47 % des investissements, certes, mais la municipalité supporte quand même 20 % des 1,12 milliards de nouveaux francs qu’ont coûté les Jeux (1,21 milliards en euros courants en 2007). Grenoble devra rembourser, mais sur 25 ans à un taux de 5 %

Albertville : du 8 au 23 février 1992

Le souci des organisateurs des Jeux est d’éviter une dérive financière grevant les budgets de la région pour de nombreuses années (toujours le fantôme de Grenoble ...). On compte sur la manne financière des retransmissions télévisées pour équilibrer les comptes. « Les Jeux doivent payer les Jeux ». Cette phrase attribuée à Michel Barnier résume cette volonté.

Malheureusement, comme l’écrit Lyon Libération le 17 août 1992, les sites olympiques se réveilleront « avec la gueule de bois ». Malgré les belles promesses, les investissements se sont révélés démesurés et malgré les recettes, les Jeux n’ont pas payé les Jeux. Le déficit se monte officiellement à 280 millions de francs, soit 6,6 % du budget de 4,2 milliards de franc (Le Monde, 9 juillet 1992). Il faudra rajouter les 386 millions de francs consentis par l’Etat au COJO et qui ne seront jamais remboursés.

Les communes des Jeux elles aussi sont dans le rouge : 31 millions de francs pour Albertville par exemple. Ces jeux étaient les premiers en France affichant une volonté d’aménagement durable. La FRAPNA regrettera que l’on ait fait « comme avant : urbaniser, terrasser, déboiser » et que ces Jeux aient été l’occasion de faire passer en force des opérations immobilières jusqu’alors repoussées.

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Regard sur un massacre non annoncé :Les Balcons du Mercantour

Comme beaucoup d’autres, le 1er Septembre, j’ai appris avec stupeur que des chenillettes montées en pièces détachées par hélicoptère, des brise-roche et des explosifs étaient mis en oeuvre pour créer ex-nihilo un nouveau chemin de randonnée dans le Mercantour, et ce, depuis la mi-Août. Il s’agit du projet des Balcons du Mercantour, un parcours de 140 km de long à l’aplomb des crètes frontalières pour un coût total annoncé d’environ 20 millions d’euros…

Tracer à terme un sentier de haute montagne d’un seul tenant sur environ 140 kilomètres, tel est le tout dernier projet que le conseil général des Alpes-Maritimes vient de lancer avec « Les Balcons du Mercantour ».

L’objectif est de créer un itinéraire de prestige qui permettra, au départ de Saint-Dalmas-le-Selvage, de cheminer pendant douze jours au plus près de la crête franco-italienne entre la Tinée, la Vésubie, la Roya et la Bévéra. Avec bien entendu des parcours à la carte que chaque randonneur pourra adapter en fonction de ses capacités. Car cet itinéraire sera jalonné de douze refuges étapes, jamais plus éloignés d’une dizaine de kilomètres l’un de l’autre. Le dénivelé allant de 400 m à un maximum de 800 m par jour. Les premiers coups de pioche, ou plutôt des minipelleteuses héliportées en pièces détachées sur la crête, ont démarré il y a quinze jours. Il s’agit de réaliser 8 kilomètres de sentier entre les lacs de Rabuons et de Lagarot. Aménagement qui devrait être terminé courant novembre.

Une première tranche de 60 km

Ces travaux font partie de la première tranche du projet, sur environ 60 km, qui inclut la réhabilitation de deux refuges (Vens et Rabuons) et la création de quatre nouveaux : Camps des Fourches, Lagarot, Lausfer et Terre Rouge. Le coût total du chantier est de l’ordre de 19,5 millions d’euros. La seconde tranche prévoit la création du tronçon permettant de relier la Vésubie et la Roya ainsi que la construction de deux nouveaux refuges. « Dans cinq ans, on pourra ainsi aller du Camp des Fourches jusqu’à la vacherie de l’Authion, prévoit Christian Estrosi qui a dévoilé le projet hier à Saint-Étienne-de-Tinée (1). Le qualifiant de produit d’appel accessible à tout un chacun, qui manquait au département. » Et pour le président du conseil général, il est clair que cet itinéraire de randonnée en haute altitude a pour vocation d’être reconnu internationalement « à l’image du tour du Mont Blanc, de Chamonix-Zermatt, des Dolomites ou des fjords de Norvège ».

Alors la cible c’est apparement le touriste, le beauf baroudeur et consommateur Est-ce là la vocation d’un parc national ? Est-il fondé de faire les mêmes erreurs que celles du passé pour le Tour du Mont Blanc ou de Zermatt dont on sait aujourd’hui quelle est l’ampleur de l’impact négatif en termes d’écologie et de fréquentation ?

En soi, l’idée du projet (si on fait abstraction de la vision consumériste de la montagne) n’est pas mauvaise et mérite qu’on s’y attarde avec intelligence et pragmatisme. Le problème réside dans la forme et dans le fond :

* On ne peut que s’étonner que la mise en oeuvre d’un tel projet ait commencé en catimini avec des moyens destructeurs dont les dégats sont déjà très visibles et irréversibles.

* On ne peut que regretter l’absence de communication préalable, ce qui témoigne de la volonté d’imposer un aménagement grâce a une stratégie de mise au devant du fait accompli.

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Comité Anti-JO de Grenoble 2018

Le Comité Anti-Olympique (CAO) s’oppose à la candidature de Grenoble aux Jeux Olympiques d’hiver de 2018. Il invite tous ceux qui refusent la destruction de la cuvette et des sommets, la course à la compétition internationale (sportive et économique)

A Grenoble les Jeux de la Neige 2008 ont donné un avant-goût très amer de ce que pourrait être une candidature Grenoble 2018. Le comité anti-olympique dénonce « la gabegie » et « le pillage des Grenoblois et des fonds publics au profit de la CCI, des entreprises qui constituent le comité de promotion des JO, et au profit du Comité international olympique (CIO) ». Si les JO tombaient sur Grenoble, le CAO prédit en prime un saccage environnemental majeur. Des aménagements gigantesques devraient être réalisés sur les réseaux routiers et autoroutiers, et dans le domaine hôtelier (création de 30000 lits hors spectateurs). Tout ça dans une cuvette asphyxiée par la pollution et une urbanisation galopante.

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Candidature de Grenoble à l’organisation des Jeux Olympiques et paralympiques d’Hiver de 2018

Intervention d’Hakim Sabri

Le groupe Ecologie & Solidarité souhaite revenir aux questions qui sont posées à notre Conseil Municipal de ce soir :
- décider de déposer auprès du Comité National Olympique et Sportif Français (CNOSF) la candidature de la Ville de Grenoble pour l’organisation des Jeux Olympiques et paralympiques de 2018.
- autoriser le Maire à engager toute démarche relative à ce dépôt de candidature.

Avons-nous les éléments pour nous prononcer en toute connaissance de cause sur ces deux points ? Non ! Je le dis clairement : non.

Nous n’avons aucun dossier de présentation de la candidature. Par contre, nous avons subi une propagande et une litanie de promesses tellement excessives qu’elles devraient nous inciter tous à la plus grande prudence.

Il y aurait beaucoup à dire sur ces Jeux Olympiques, à commencer par l’opacité du Comité International Olympique (CIO), association à but non lucratif dont tout le monde sait qu’il est devenu une multinationale richissime, qui agit en dehors de tout contrôle extérieur. Fonctionnement anti-démocratique et scandales de corruption sont ses plus grandes réputations. Salt Lake City en 2002 aura déboursé des millions en cadeaux. Salzbourg était favorite pour 2014 mais le CIO a finalement opté pour Sotchi en Russie après des promesses de gros sous. Ces informations ont été diffusées par France Inter en Août 2008. Passons aussi sur le dopage et ses répercussions sur les sportifs car nous ne souhaitons pas en faire l’essentiel de cette intervention.

Mais, dans ce contexte, on aimerait la clarté, une clarté sans équivoque, sur les budgets anticipés par Grenoble.

Monsieur le Maire nous explique qu’une telle opération permettrait d’accélérer les investissements et de faire en 6 ans ce que nous aurions mis 30 ans à réaliser. Soit, en 5 fois moins de temps. Mais à quel prix ? et qui va payer ? Sur ces questions, aucune réponse, aucun document.

Des chiffres circulent sur le coût de la candidature : 24 millions d’€, peut-être 20… Seuls les initiés savent comment cela va être financé. Faudra t-il pour cela augmenter les impôts ? ou sacrifier des dépenses utiles ? Nous ne le savons pas.

Déposer une candidature c’est vouloir gagner et donc se préparer à organiser les Jeux Olympiques. Les sommes à engager changent alors d’échelle. On le devine, en examinant les budgets des Jeux d’hiver précédents ou en préparation (comme Vancouver 2010). Il s’agira d’investir des centaines de millions d’€ d’argent public.

Contrairement aux discours rassurants de Monsieur le Maire ou du Conservatoire, Observatoire, Laboratoire des Jeux Olympiques de Grenoble (COJLOG), les Jeux de 68 ont été très durement ressentis financièrement par les habitants. Et ceci devrait plutôt nous inquiéter que nous rassurer.

Des contrevérités historiques sont actuellement colportées sur le fait que la fiscalité locale n’aurait pas violemment augmenté suite aux Jeux Olympiques de 68. Il suffit de relire des ouvrages qui traitent de cette période de la vie de Grenoble pour savoir plus précisément ce qui c’est passé…

Jean-François Parent, urbaniste, a participé de 1966 à 1989 à l’aménagement de Grenoble et de son agglomération. Il rapporte, dans son ouvrage co-écrit avec Jean-Louis SCHWARTZBROD qu’en 1965, la Ville était faiblement endettée, la pression fiscale moyenne, avec un fonds de roulement largement approvisionné. Les conditions d’emprunts étaient favorables. En francs constants, de 1964 à 1967 les dépenses d’investissement vont être multipliées par 4,5 et financées par un recours massif à l’emprunt. Entre 1965 et 68, intervient donc une hausse brutale de la fiscalité directe, elle est multipliée par 2,4 ! Ce qui veut simplement dire qu’un foyer qui payait l’équivalent de 100 € de taxe d’habitation a vu celle-ci passer à 240 € en à peine 3 ans ! Et l’Etat avait à l’époque fortement subventionné l’opération, ce qui ne sera plus le cas à l’avenir.

La situation financière de la Ville n’est plus du tout la même qu’en 1965 puisque, au 31 décembre 2007 (source Ministère des Finances), nous sommes :
- à un niveau de dette par habitant très élevé
- à un niveau d’impôts locaux lourd, largement supérieur à la moyenne
- et à une capacité de désendettement de plus de 10 ans
- … tout cela, avec une capacité d’autofinancement très faible.

Pour notre part, nous ne croyons pas un instant que la Ville puisse organiser ces Jeux sans en supporter une partie non négligeable du coût.

Le Maire s’est engagé à ne pas augmenter la dette et même à la réduire. En conséquence, toute augmentation d’investissement devra être financée par une forte augmentation de l’épargne de gestion donc des impôts. Mais, comme le Maire a aussi promis de ne pas augmenter les impôts, cela signifie que si cette majorité appliquait réellement ses promesses elle ne pourrait pas payer les Jeux Olympiques. Alors pourquoi faire croire le contraire ?

Avant toute décision de principe, il aurait fallu faire une simulation financière précise et sincère afin que chacun comprenne exactement où va aller la Ville de Grenoble avec cette candidature. Il aurait aussi fallu demander l’avis des habitants : sont-ils prêts à accepter une forte augmentation des impôts pour organiser les Jeux Olympiques ? Nous ne le pensons pas et nous ne sommes pas d’accord avec cette perspective. La vie est dure pour beaucoup, ne la rendons pas encore plus dure, la politique gouvernementale s’en charge déjà.

http://www.grenoble-ecologie-solidarite.fr

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Bertrand Delanoë évoque la corruption

Moins d’une semaine après l’attribution par le CIO* des JO 2012 à Londres, Bertrand Delanoë ne décolère pas. Lundi, devant le conseil municipal de Paris, le maire PS de la capitale a fustigé le comportement du premier ministre britannique Tony Blair et du responsable de la candidature de Londres, Sebastian Coe.

« Ils n’ont pas respecté les règles établies par le Comité international olympique, a déclaré Bertrand Delanoë. Je ne dis pas qu’ils ont flirté (ndlr : avec la ligne jaune), ils sont passés de l’autre côté de la ligne », a-t-il ajouté. Evoquée par plusieurs membres de la délégation française dès la décision, l’intégrité de la candidature londonienne est à nouveau visée. « La victoire s’est faite sur autre chose que sur l’olympisme. Nous avons fait un choix, notamment par rapport à la corruption. Ce choix, je l’assume », a asséné le maire de Paris, qui présidait le comité de candidature parisien. « On a perdu ni sur le dossier, ni sur le respect des règles olympiques, ni sur l’éthique. »

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Le CIO accusé de corruption

Des « agents » qui promettent, moyennant finances, de rallier les voix de dizaines de membres du CIO à la cause des villes candidates à l’organisation des Jeux 2012 : c’est le sujet d’un reportage diffusé mercredi soir par la BBC

À dix jours de l’ouverture des Jeux olympiques d’Athènes, la télévision britannique BBC a décidé de frapper fort, ce mercredi soir, en diffusant un long reportage sur les pratiques peu vertueuses qui tendraient à ternir l’image de marque des membres du Comité international olympique (CIOI). Selon ce document, diffusé dans le cadre du programme d’investigation Panorama, des « agents » promettent en effet, moyennant espèces sonnantes et trébuchantes, de rallier les voix de dizaines de membres du CIO à la cause des villes candidates à l’organisation des Jeux 2012.

Le reportage montre notamment comment une équipe de la BBC1, opérant avec une caméra cachée, a réussi à entrer en contact avec une série de personnages affirmant avoir des liens étroits avec le mouvement olympique et se déclarant capables, à eux tous, d’« acheter » le vote de 54 des 124 membres du CIO. Les journalistes s’étaient présenté comme appartenant à une organisation, baptisée New London Ventures, supposée représenter les intérêts d’hommes affaires britanniques désireux de voir les JO 2012 organisés à Londres, une des cinq villes candidates, avec Paris, Madrid, New York et Moscou. Le choix de la ville qui va accueillir les Jeux 2012 sera effectué lors d’une session du CIO à Singapour le 6 juillet 2005.

Goran Takac, un « agent » basé à Belgrade, leur a ainsi promis jusqu’à 20 votes en faveur de Londres, en échange de versements de plusieurs millions d’euros... « Tout est une question d’argent, point final », déclare par exemple Takac. « De l’argent liquide, bien sûr ! » Un autre homme, Gabor Komyathy, basé à Budapest, a promis de son côté 20 voix, moyennant 200.000 euros chacune et un troisième larron promet encore 14 voix en échange de quelques liasses de billets.

Les journalistes de Panorama ont également rencontré un membre du CIO, Ivan Slavkov, président du Comité olympique bulgare. Ce dernier reconnaît que des votes pouvaient être achetés. Dès les premières fuites sur ce reportage, la semaine dernière à Londres, le CIO avait annoncé que son comité d’éthique allait enquêter sur ces allégations de corruption. Une affaire de corruption avait déjà secoué le CIO lors de l’attribution des Jeux d’hiver 2002 à Salt Lake City. Six membres du CIO avaient alors été exclus, quatre de leurs collègues avaient démissionné alors que dix autres avaient reçu blâmes et avertissements. Or plusieurs des agents contactés durant le reportage de Panorama avaient précédemment œuvré au profit de la candidature de Salt Lake City.

Jeux Olympiques "NICE 2018" ; c’est NON

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