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Adieu SECU ,Adieu SMIC,Adieu Retraites bienvenue au far-west de l’ultra-capital

Le programme secret de SARKOZY : la destruction totale des acquis sociaux

La privatisation totale de tous les services

vendredi 26 octobre 2007

Adieu CDI, Adieu SECU , Adieu SMIC, Adieu Retraites bienvenue au far-west de l’ultra-capital,raccrochons notre pays au modéle américain celui du sans filet ultra-libéral, celui de l’emploi...précaire. Bienvenue a la société ou l’homme est un loup pour l’homme et les faibles peuvent crever la gueule ouverte,on les entendra pas ou si peu que nous le tolérerons.

Comme déja des centaines de milliers d’américains sans-logis rejetés en marge des villes et de leur société dans de vastes ghettos/parcs de mobile-homes et caravanes, vivant sans couverture maladie, dans la pauvreté, de maigres aides sociales.OUi succombons,devenons ces "LOSERS",perdants et victimes collaterales de ce modéle de société, celui de l’ULTRA-Consommation et du credit revolving.

L’ancien numéro deux du Medef se réjouit de la politique sociale du gouvernement. Elle va enfin, nous dit-il, défaire le modèle social né au sortir de la guerre, qui était issu du programme du Conseil National de la Résistance. Adieu 1945 ! Tel est le cri du coeur, l’appel à la revanche de M. Kessler. A la Libération le CNR au prix du sang versé ,obtient des conquêtes sociales qui continuent de marquer la société française : la création de la sécurité sociale, la nationalisation des ressources énergétiques et de grands secteurs économiques, le droit de vote des femmes, l’instauration de nouveaux pouvoirs pour le monde du travail.

Dans un éditorial du journal « Challenges », le 4 octobre 2007, Denis Kessler révèle le programme secret de la présidence Sarkozy. Vertigineux

« Adieu 1945, raccrochons notre pays au monde !

Le modèle social français est le pur produit du Conseil national de la Résistance. (...) Il est grand temps de le réformer, et le gouvernement s’y emploie. Les annonces successives des différentes réformes par le gouvernement peuvent donner une impression de patchwork, tant elles paraissent variées, d’importance inégale, et de portées diverses : statut de la fonction publique, régimes spéciaux de retraite, refonte de la Sécurité sociale, paritarisme... A y regarder de plus près, on constate qu’il y a une profonde unité à ce programme ambitieux. La liste des réformes ? C’est simple, prenez tout ce qui a été mis en place entre 1944 et 1952, sans exception. Elle est là. Il s’agit aujourd’hui de sortir de 1945, et de défaire méthodiquement le programme du Conseil national de la Résistance :jamais encore, on n’avait osé révéler l’envers du décor avec autant de cynisme

Denis Kessler ajoute également que l’architecture des La Libération s’identifie à des conquêtes sociales qui continuent de marquer la société française : la création de la sécurité sociale, la nationalisation des ressources énergétiques et de grands secteurs économiques, le droit de vote des femmes, l’instauration de nouveaux pouvoirs pour le monde du travail. est « à l’évidence » ( évidence pour qui !?) « complétement, dépassée, inefficace, datée » (« datée » de quand ? Du sursaut démocratique face aux trahisons vichystes du Comité des forges, ancêtre du MEDEF ? ...« datée » de la générosité prévoyante d’une génération de Résistants admirables, qui savaient que le nazisme n’était pas né de rien mais d’une crise sociale ?). Et monsieur Kessler d’ajouter que la France doit « s’adapter » (le mot fatal est lancé) aux « exigences » internationales « nouvelles ». On aimerait bien que cet éditorialiste quitte l’idéologie pure pour se coltiner aux faits bruts : Quelle inefficacité ? Parlons-en concrètement ! Quelles nouvelles exigences internationales ? Décidées par qui ? Pour l’intérêt de qui ? Parlons-en vraiment !

Denis Kessler ose donc indiquer franchement l’enjeu suprême de la présidence de Sarkozy pour le nouveau capitalisme financier (désormais en guerre contre tout le monde du travail : non seulement les salariés et leurs syndicats lorsqu’il sont encore résistants, mais également l’ensemble du capitalisme traditionnel, industriel et artisanal.), à force de recours à un vocabulaire religieux qui déguise mal les appétits inavoués d’un vaste projet politique universel, décidé à aligner toutes les conditions sociales de chaque pays sur le modèle concurrentiel chinois, soit le capitalisme le plus sauvage assisté par le totalitarisme policier et les travaux forcés : ton horizon radieux, ton modèle indépassable, Denis !

(Denis Kessler n’est pas n’importe qui. Editorialiste à « Challenges » depuis ce mois d’octobre 2007, il a été n°2 du MEDEF de 1994 à 1998 après avoir été maoïste dans sa jeunesse, DG d’Axa, banquier, président de la fédération française des sociétés d’assurances, professeur. Il est actuellement Président du groupe de réassurance Scor depuis 2002, toujours membre du Conseil économique et social, du Conseil national des assurances, du Comité européen des assurances, de la

Commission des comptes de la nation.)

Merci au site Contreinfo .

Cet aveu de Denis Kessler n’est pas le seul. Déjà, un éditorialiste des « Echos » écrivait le 5 décembre 2006 que le dernier verrou contre la privatisation de GdF était la Résistance et la Constitution de 1946 voir

Nous avons voulu également alerter contre le projet du MEDEF et du gouvernement qui veulent réécrire dès cet hiver le préambule de la Constitution antifasciste de 1946, reprise dans le bloc de constitutionnalité de 1958. voir

Enfin, on se souvient qu’un autre universitaire boursophile révélait benoîtement que la destruction méthodique des retraites par répartition issues de la Libération n’avait aucun motif économique réel, sinon de forcer artificiellement les classes moyennes à recourir aux fonds de pensions : “Raboter” artificiellement les retraites afin de créer un appel d’air capitaliste spéculatif. http://lucky.blog.lemonde.fr/2007/07/18/ mots clés :président,radios,presse,Pouvoir,Télévision,sondage,manipulation,médias,contrôle social,stigmatisation,peur,insecurité,opinion publique,PROPAGANDE

.................................................................................... France :: Un patron révèle le programme secret de Sarkozy : retour à avant 1945

Jamais encore on n’avait osé révéler l’envers du décor avec autant de cynisme. Denis Kessler, ancien vice-patron des patrons français (le MEDEF, l’équivalent de la FEB en France), révèle le programme secret de la présidence Sarkozy. Vertigineux !

Dans un éditorial du journal financier français Challenge, le 4 octobre 2007, Denis Kessler écrit : « Adieu 1945, raccrochons notre pays au monde ! (1)

Le modèle social français est le pur produit du Conseil national de la Résistance. (…) Il est grand temps de le réformer, et le gouvernement s’y emploie. Les annonces successives des différentes réformes par le gouvernement peuvent donner une impression de patchwork, tant elles paraissent variées, d’importance inégale, et de portées diverses : statut de la fonction publique, régimes spéciaux de retraite, refonte de la Sécurité sociale, paritarisme…

À y regarder de plus près, on constate qu’il y a une profonde unité à ce programme ambitieux. La liste des réformes ? C´est simple, prenez tout ce qui a été mis en place entre 1944 et 1952, sans exception. Elle est là. Il s’agit aujourd’hui de sortir de 1945, et de défaire méthodiquement le programme du Conseil national de la Résistance ! »

Pendant la campagne, électorale, Nicolas Sarkozy avait accusé le mouvement étudiant de Mai 68 de tous les maux. En 2002, l’actuel Premier ministre François Fillon avait accusé le Front populaire (front composé des socialistes, des communistes et d’autres forces de gauche qui avaient gagné les élections en 1936) d’être responsable de la défaite militaire de 1940. (2) Ici, un patron proche de l’équipe présidentielle révèle le but stratégique des réformes qui se succèdent en France.

Tout doit disparaître

L’ensemble des réformes économiques et sociales mises en place au moment où la France venait de se libérer de l’occupation nazie et du régime fasciste de Vichy ont été rendues possibles grâce à « un pacte politique entre les gaullistes et les communistes », explique Kessler.

En réalité, l’influence des communistes dans la Résistance était si grande, le prestige de l’Union soviétique qui avait contribué grandement à la défaite nazie était si haut, que les financiers et patrons français de l’époque ont tremblé. Par peur de la révolution, ils ont signé un compromis douloureux : ils ont accepté l’introduction d’une sécurité sociale, du droit du travail et la nationalisation de secteurs clés. C’est ce qu’on a appelé le programme du Conseil national de la résistance qui était composé des communistes, des partisans de De Gaulle, des syndicats,…

C’est ce pacte que veut définitivement détruire Sarkozy pour se défaire du système de Sécurité sociale, du statut de la fonction publique, de ce qui reste du secteur public, de la représentativité syndicale, des régimes de retraite. Tous obtenus entre 1944 et 1952.

Mais la partie n’est pas gagnée, car, déplore l’éditorialiste, « le pays sanctifie ses institutions ». Lisez sa sécurité sociale, sa fonction publique. Kessler se plaint que « ceux qui s’attaquent à ces institutions d’après-guerre (comme lui, ndlr) apparaissent sacrilèges ». Or ces institutions ont vu le jour après quatre années de régime fasciste à la française et d’occupation nazie…

Kessler qualifie le modèle français de « dépassé », « inefficace », « daté ». Le Premier ministre Fillon a précisé ce qui est dépassé : « Il faut, dit-il, que chacun d’entre nous accepte qu’il y ait moins de services, moins de personnel, moins d’État sur son territoire ». La dégradation des services publics est ainsi revendiquée avec plans à la clé : 20 000 enseignants seront effacés, sous-effectifs dans les hôpitaux, diminution des tribunaux, attaque contre le régime des pensions des cheminots, chauffeurs de bus,…

C’est contre ce programme qu’étudiants, cheminots, enseignants, fonctionnaires, infirmières descendent dans la rue en France (700 000 pour la seule journée du 20 novembre). L’enjeu est terriblement important et la partie n’est pas gagnée pour Sarko. Comme la France donne souvent le ton à l’Europe et que Sarkozy est l’idole de Reynders, ces luttes méritent tout notre soutien.

David Pestieau

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