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Opération "Mains propres" : Monaco Odéon : la tour infernale ?

mercredi 17 février 2010

Monaco - Beausoleil : le chantier non autorisé de Vinci

Le groupe français Vinci a démarré sur la commune de Beausoleil, dans les Alpes Maritimes, la partie française d’un chantier essentiellement monégasque, celui de la tour Odéon. Et ce, sans autorisation !

Dossier /article : France Inter : http://sites.radiofrance.fr

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Le marché de la tour Odéon soupçonné de corruption

27/11/2009

Cinq personnes ont été déférées jeudi au parquet de Marseille dans le cadre d’une affaire de corruption, de blanchiment et d’abus de biens sociaux. Une de ces personnes aurait été entendue par la police au sujet du marché de la Tour Odéon, en construction à Monaco.

Le marché de la tour Odéon dans la tourmente. En effet, cinq personnes ont été déférées jeudi dernier au parquet de Marseille dans le cadre d’une affaire de corruption, de blanchiment et d’abus de biens sociaux. Parmi ces cinq personnes figurent Gérard Spinelli, maire de Beausoleil et un important entrepreneur du bâtiment et des travaux publics (BTP), Lino Alberti, 64 ans. Plusieurs centaines de milliers d’euros ont été saisis dans le cadre de cette enquête. Selon des informations de presse non confirmées, Gérard Spinelli aurait été interrogé par la police sur le marché de la Tour Odéon, en construction à Monaco. Une perquisition a été menée mercredi dans les locaux de la mairie de Saint-Jean-Cap-Ferrat, commune huppée de la Côte-d’Azur. Le sénateur-maire de cette commune a indiqué mercredi à l’AFP que les policiers voulaient connaître ses liens avec Lino Alberti. « Ils voulaient savoir les liens que j’ai avec Alberti. Je n’ai aucun chantier avec lui, je n’ai rien à voir avec lui », avait indiqué le maire.

http://www.batiactu.com

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Monaco :La Tour Odéon : le « centre de gravité » du budget 2010

Paru le mardi 13 octobre 2009

Un déficit identique au budget primitif 2009 : en période de crise économique, le résultat semble rassurant. Toutefois, sans le jeu des reports de crédits, ce déficit « atteindrait la somme de 160 ME, alors que le vote du Conseil national ne porte que sur la moitié de cette somme », soulignait hier soir Alexandre Bordero, invité par Stéphane Valeri, président du Conseil national, à lire son rapport sur le budget général rectificatif (1).

Dans le même ordre d’idée, la commission des Finances et de l’Économie nationale s’interroge sur les dépenses financées par le Fonds de Réserve Constitutionnel (...) [qui doit utiliser avec] une plus grande orthodoxie. »Et d’embrayer sans transition sur la Tour Odéon. C’est en interrogeant le gouvernement sur le financement de l’opération immobilière que les conseillers nationaux apprirent l’utilisation du Fonds de réserve constitutionnel (FRC) : « 268,3 ME, soit 90 millions environ au titre de l’exercice 2009. » Des dépenses remboursées à terme par le Budget de l’État dès que la situation le permettra. Si les élus contestent l’utilisation du FRC, « ce bas de laine des Monégasques » (dixit Christophe Spiliotis-Saquet), ils regrettent davantage encore l’attitude du gouvernement qui a agi « dans le plus grand secret » (dixit Anne Poyard-Vatrican). Par la loi de désaffectation votée à l’unanimité des conseillers nationaux le 12 février dernier, « l’engagement [de l’État] prévoyait que les sommes à verser au démarrage du chantier, soit 68,3ME, devaient être inscrites au Budget de l’État sur les exercices 2009 (rectificatif) et 2010 (primitif). » Ainsi, pour Alexandre Bordero, « le budget soumis au vote ne reflète pas les réalités des finances publiques de l’État. »

J.-P. Proust : « Je regrette »

Jean-Paul Proust, ministre d’État, s’est expliqué. La crise, le refus des banques de financer l’opération auraient contraint le gouvernement à renégocier avec le promoteur.

« Je regrette que, dans l’urgence découlant des contraintes, il ait été omis de disposer de l’avis consultatif de la commission de Placement des Fonds avant la signature, celle-ci n’ayant été consultée (...) que le 29 juillet 2009... Je le reconnais trop tard pour permettre aux membres de ladite commission d’émettre un avis circonstancié. (...) Je souhaite que la méthode du fait accompli ne se reproduise pas... (...) »

Pour ce faire, Stéphane Valeri soumettra au vote des élus jeudi soir, « une résolution solennelle destinée à tirer les enseignements des dysfonctionnements (...). Il s’agit d’acter, pour l’avenir, des règles tangibles visant à l’adoption de bonnes pratiques en matière de désaffectation des terrains publics de l’État. »

Pas question donc de refuser le vote du Budget. « Ce blocage serait surtout inopérant, car le cas particulier de la Tour Odéon ne concerne pas le Budget de l’État. »

Mais Christophe Spiliotis-Saquet ne l’entend pas de cette oreille. La Tour est « le centre gravité de ce budget. (...) Si le gouvernement ne revient pas sur les conditions du contrat le liant à la SCI Odéon et si vous permettez l’accomplissement de cette appropriation du bien public, j’aurais l’obligation morale de quitter la majorité UPM. »

(1) que préside depuis peu Alexandre Bordero.

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Monaco

Comment faire de la Tour Odéon « un chantier à faible nuisance ? »

Paru le mercredi 25 février 2009 Avant même que ne débute la construction de cet immeuble adossé à la frontière française, avant même le premier coup de pioche et la réalisation de ces prouesses technologiques et architecturales, une question simple se pose : « par où faire passer les camions ? ».

« La durée des travaux de construction de la tour Odéon, y compris les terrassements, sera de 54 mois », nous a confirmé hier l’architecte monégasque Alexandre Giraldi, qui a conçu cet immeuble de haute altitude réparti en deux corps de bâtiment de 49 et 47 étages. Ce qui classera cette tour, rappelons-le, au troisième rang français (et bien sûr monégasque) derrière les tours Montparnasse à Paris (210 m), et Total dans le quartier parisien de la Défense (187 m).

Si l’on veut être plus précis encore, puisque la taille de la tour d’Odéon fait déjà l’objet de discussions : la plus haute des « ailes » de l’immeuble culminera à 170 m, mais se situera en réalité à la cote + 217,09 m au-dessus du niveau de la mer. Un phare gigantesque qui offrira à ses habitants une vue sublime.

Livraison en mai-juin 2014

L’édification, à proprement parler de cet ensemble à usage d’habitation et de bureaux, débutera « en octobre-novembre », ce qui correspond à une livraison de la tour - si tout va bien - pour mai-juin 2014. Soit, personne ne l’ignore, près de cinq années de perturbation dans le quartier avec, sans aucun doute, des répercussions dans toute la principauté.

C’est le prix à payer pour relancer l’économie du pays, pour le moderniser, et offrir aux Monégasques des logements supplémentaires, puisqu’une partie des 307 appartements reviendra aux Domaines.

Mais sans plus attendre, les constructeurs vont mettre à profit les prochaines semaines pour sécuriser le site, et surtout le collège Charles III qui jouxte le périmètre du futur chantier. Cela va débuter, dès le début du mois d’avril, par la pose d’un véritable mur-écran phonique transparent en verre sécurit de 2 cm d’épaisseur sur les façades Nord et Ouest du collège qui, dans l’opération, sera amputé de son préau.

Mais qu’on se rassure, le programme prévoit de « surélever le collège Charles III, afin de créer une cour de récréation additionnelle d’environ 1000 M2... sur le toit du collège. C’est la seule solution pour compenser le préau qui sera occupé par le futur chantier, explique Alexandre Giraldi. Il y aura en effet quelques années de cohabitation entre le collège et le chantier... ».

Le plus gros de cette phase préparatoire sera réalisé « durant les vacances scolaires de juillet/août 2009, afin de permettre aux élèves du collège, dès la rentrée scolaire prochaine, de bénéficier d’une cour de récréation, en toiture du gymnase du collège, et de disposer d’une aire de récréation plane, avec un accès direct des élèves depuis les parties communes du collège, une situation plus qualitative et sécurisée que la configuration actuelle », selon l’architecte.

Par où faire passer les camions ?

Pour ce qui concerne les nuisances inhérentes à ce genre de chantier, le quartier pourra difficilement éviter la noria des camions de transports de gravats et des camions-toupie à béton.

« Des études sont en cours pour développer les différentes installations techniques les plus appropriées pour répondre aux exigences de la démarche Haute Qualité environnementale », explique Alexandre Giraldi ? « Nous privilégions déjà certaines cibles telles qu’un chantier à faible nuisance... ».

Pour de faire, un schéma de desserte des camions est à l’étude, « pour éviter les passages devant le collège et dans le centre de Monaco, explique encore l’architecte. L’idéal serait de faire passer les camions par l’échangeur de Saint-Roman et la moyenne Corniche. Nous étudions la solution la moins impactante pour la population avoisinante... ».

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Tour Odéon : l’état français s’invite dans le dossier

Paru le vendredi 9 octobre 2009

Les opposants beausoleillois, qui seront situés derrière la tour Odéon, , ne désarment pas et ont alerté Nicolas Sarkozy sur ce projet.

La Tour Odéon n’est plus seulement un projet. Depuis quelques mois, des travaux préparatoires sont en cours dans le quartier de l’Annonciade, s’appuyant sur le permis de construire délivré le 26 mars dernier. Cet été, d’ailleurs, le collège Charles-III a été surélevé, pour permettre au chantier Odéon de démarrer dans les prochaines semaines. La Tour Odéon, ce sont en fait deux tours jumelées, de 49 et 47 étages. Livraison prévue en 2014. Avec ses 170 mètres, elle sera la plus haute de la Principauté et la troisième plus grande de France.

« Non... à une tour Montparnasse »

Malgré l’arrivée progressive des grues et des engins de chantier, les opposants beausoleillois ne désarment pas. La période estivale a été mise à profit pour solliciter un maximum d’appuis. Et pas des moindres. Nicolas Sarkozy, le président français, a ainsi fait nommer plusieurs interlocuteurs pour suivre le dossier : parmi lesquelles Cédric Goubet, son chef de cabinet ; Benoist Apparu, secrétaire d’Etat français chargé du Logement et de l’Urbanisme, ou Philippe Errera, directeur du cabinet du ministre des affaires étrangères. Lequel précise toutefois, dans un courrier adressé à l’association d’opposants « Odéon Riverains » « que la voie juridique ne serait pas la plus efficace pour obtenir une solution à ce problème. (...) ». Selon Philippe Errera, ce point sera inscrit à l’ordre du jour de la prochaine réunion de la Commission locale de coopération franco-monégasque. Sans qu’une date ne soit encore fixée.

Un marché de 500 millions

« On a essayé de rester très actifs, face à la surdité des autorités monégasques », commente un responsable de l’association « Odeon Riverains ». Responsable souhaitant rester anonyme, « par peur de représailles », selon lui. « Nous ne voulons pas de cette tour Montparnasse à la frontière monégasque. Bien sûr, l’Etat monégasque est souverain sur son territoire, nous ne le remettons pas en cause. Mais l’environnement ne doit pas être entâché. »

L’association a désigné deux avocats pour défendre son dossier. Me Guy Lissandro et une avocate du barreau niçois au nom prédestiné, Me Odile Monaco. « C’est un dossier clair, souligne cette dernière. La tour est construite sur Monaco et Monaco est un Etat souverain. Mais il semble que, pour construire les fondations de la tour, il faille s’implanter sur le tréfonds français. Nous allons travailler sur ce point. Le but n’est pas forcément d’aller en justice. Le soutien de l’Etat français dans le dossier permettra peut-être d’engager des négociations sérieuses. »

« Je ne vois pas très bien ce qui pourrait être contesté. On a fourni un dossier au préfet des Alpes-Maritimes et accepté de participer à toute réunion d’information qui serait organisée. »

Et le ministre d’Etat de lancer un argument de poids, d’ordre économique :

« En période de crise, ce projet est essentiel. N’oublions pas que c’est une entreprise ... française qui va avoir le marché, et un marché de 500 millions d’euros en ce moment, ce n’est pas rien !

« Cela fait partie de notre plan de relance et cela va créer beaucoup d’emplois en Principauté mais également dans les Alpes-Maritimes. »

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Monaco La construction de la Tour Odéon a démarré !

Paru le mercredi 11 novembre 2009

Plus fort que la pose symbolique de la première pierre, le site de la construction de la Tour Odéon a été béni par un prêtre le mercredi 4 novembre. L’ordre de service de démarrage des travaux avait été donné la veille. Claudio Marzocco, président administrateur délégué du groupe de construction monégasque éponyme, ne veut rien laisser au hasard : « Pour nous, cette bénédiction, c’est très important, nous sommes catholiques et nous souhaitons que tout se passe bien dans la réalisation de ce projet ».

Après de longs mois de gestation, la construction de cet immeuble de grande hauteur qui s’élèvera bientôt avenue de l’Annonciade, à la frontière française, mais en territoire monégasque, a donc officiellement démarré. Un contrat d’entreprise générale a été signé le 9 octobre 2009, pour un montant de 370 millions d’euros, avec le groupe français Vinci Construction, qui ne cache pas sa satisfaction d’avoir emporté ce marché colossal.

La durée prévisionnelle des travaux est prévue sur 56 mois, avec une livraison pour l’été 2014.

De l’emploi pour 600 salariés

« Le groupe Vinci est très fier et très motivé d’avoir été choisi », confie Jean-Luc Brial, directeur délégué Côte d’Azur-Var de Vinci Construction France.

« Cela va incontestablement apporter un souffle important à Monaco, mais aussi à toute la Côte d’Azur. Car si le chantier emploiera environ 200 personnes par jour, avec des pointes plus importantes lors des travaux de finition, cela signifie qu’en back-ground, de 500 à 600 salariés, notamment chez les sous-traitants, travailleront grâce à ce chantier. De plus, nous aurons recours à des embauches, à Monaco, mais aussi sur toute la Côte d’Azur. Pour ce qui nous concerne, ce chantier permettra aux entreprises locales de notre groupe d’avoir du travail pour 5 ans... Nous sommes très contents... au moment où le BTP souffre et attend un plan de relance ».

Le groupe Marzocco, maître d’ouvrage, précise en effet que Vinci sous-traitera une partie des lots secondaires à d’autres entreprises, « en privilégiant les sociétés monégasques ».

259 appartements de très haut standing

Les travaux préliminaires et périphériques avaient commencé au printemps dernier pour 5 millions d’euros. Il s’agissait essentiellement de protéger le collège Charles III qui jouxte le chantier. Ils ont été achevés dans les délais.

Les travaux de la Tour, à proprement parler, vont maintenant débuter. Ils se divisent en trois phases : les fondations (terrassement, soutènement) programmées sur deux ans ; le gros-oeuvre et la finition. La Tour Odéon a été conçu par l’architecte monégasque Alexandre Giraldi, elle s’élèvera sur 49 niveaux, soit 170 mètres de haut, ce qui en fera le troisième immeuble le plus haut de France (et de Monaco) derrière la tour Montparnasse (210 m) et la tour Total dans le quartier de la Défense (187 m). Dix niveaux de parkings seront aménagés en infrastructure, un socle bâti sur 7 niveaux (rez-de-chaussée + 6), et une tour composée d’une aile Est s’élevant jusqu’à 44 niveaux.

La tour ouest sera la plus haute avec 48 niveaux. L’ensemble de ce double immeuble sera constitué d’environ 4 000 m2 de bureaux, de commerces de proximité, d’une zone spa et fitness d’environ 1 000 m2, d’un business center, et de 259 appartements de très haut standing, dont une spectaculaire « villa penthouse » sur les derniers étages d’environ 3 000 m2.

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Monaco Odéon : la tour infernale ?

Paru le vendredi 16 octobre 2009

La future Tour Odéon, objet d’une opération de lobbying des promoteurs en principauté, dénonce Jean-Paul Proust.

La tour Odéon, tour infernale entre Conseil national et gouvernement ?

Mercredi soir, à l’occasion du vote du budget rectificatif, la majeure partie des très houleux débats - en séance publique - se sont en effet focalisés sur cet épineux dossier. Les élus du Conseil national reprochent au gouvernement ses méthodes de gestion dans ce dossier (voir nos éditions précédentes), principalement sur le nombre d’appartements qui devront revenir à l’État dans ce gratte-ciel de 170 m, et sur le financement du projet. Au moment du vote du budget relatif à l’Équipement et à l’Environnement, les conseillers nationaux ont voté contre. Le ministre d’Etat, Jean-Paul Proust, a alors pris la parole pour clarifier son action :

« Dans l’accord négocié par le gouvernement avec le promoteur en janvier 2009, la principauté bénéficiait de 14 770 m2 (sur les 41 000 m2 de la tour) en contrepartie d’un montant de 268 ME et de 5 000 m2 dans la future opération Annonciade II ». En février dernier, en votant la loi de désaffectation du terrain pour construire la tour, était fait état de 3 000 m2 supplémentaires au bénéfice de l’État : « Cette situation s’explique par le contenu de la proposition finale du promoteur qui a modifié substantiellement, entre son offre de décembre et celle de février, d’une part, la définition de la composition du mètre carré et, d’autre part, la superficie des terrasses de l’opération », a expliqué le ministre d’État.

177 logements au final

« Lors des premières négociations, ont été envisagés des appartements de type F2, de taille plutôt réduite. Sur la base de 70 m2 et avec les mètres carrés prévus, il était possible d’imaginer de réaliser plus de 210 logements. Aujourd’hui, le nombre d’appartements est limité à 177 logements ».

Des appartements « plus confortables » selon le ministre d’état : 80 m2 pour un F2 à 145 m2 pour un F5. Autant d’éléments justifiant la décision du gouvernement de reprendre les négociations avec le promoteur, après le vote de la loi. « Après avoir fait part de notre appréciation très négative au promoteur devant cette situation, une renégociation est intervenue, qui a conduit au résultat signé en juillet dernier, à savoir : 17 410m2 de logements et 1 860 m2 de bureaux pour le même prix ».

Un procédé de renégociation que les élus, non consultés dans ces nouveaux aménagements, n’apprécient guère. « Je ne peux pas comprendre que vous reveniez sur cet accord, et que vous le renégociez avec le promoteur dans le plus grand secret », avait déclaré lundi Anne Poyard-Vatrican dans son intervention générale, en pointant du doigt le nouveau montage financier. « Je rappelle qu’il s’agit d’un engagement supplémentaire de l’état de 200 millions d’euros, et d’un prêt de 31 millions d’euros. C’est la garantie et la crédibilité de l’état qui sont mises en jeu ».

Pour étayer ses propos, le ministre d’Etat a fait distribuer un document comptable de six pages, expliquant la nouvelle répartition des mètres carrés au cours du processus. Une distribution sur le siège qui a eu le don d’agacer les élus... et de provoquer une suspension de séance !

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Le 6 novembre, SAS le Prince Albert II de Monaco s’est vu remettre le titre de docteur honoris causa de l’Université de Nice Sophia Antipolis par son président Albert Marouani. La cérémonie officielle s’est déroulée dans l’amphithéâtre du Château de Valrose. En ouvrant la séance, le président a rappelé les raisons qui avaient motivé l’octroi de ce titre, notamment l’engagement du Prince pour les progrès de la recherche scientifique ainsi que son investissement personnel dans le domaine de l’environnement et du développement durable . Le discours de clôture a été prononcé par Christian Nique, recteur de l’académie de Nice.

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Côte d’Azur : Opération "Mains propres"Un maire et en entrepreneur sont écroués, un ancien de la mafia suspecté

Des rebondissements sont attendus....

BTP, élus .locaux, enveloppes et comptes offshore… Tous les ingrédients d’un dossier de corruption en béton armé semblent réunis dans l’opération "Mains propres" lancée cette semaine sur la Côte d’Azur. Gérard Spinelli, le maire (divers-droite) de Beausoleil, et Lino Alberti, un entrepreneur italo-monégasque, ont déjà été écroués pour corruption et blanchiment en bande organisée. Un financier monégasque a été placé sous contrôle judiciaire. Le sénateur-maire (UMP) de Saint-Jean-Cap-Ferrat est également dans le collimateur. Des sommes qualifiées de "très, très importantes" auraient été saisies ainsi que de nombreux documents comptables laissant apparaître des mouvements financiers vers des comptes en Suisse et au Lichtenstein.

La genèse de ce coup de filet remonte à deux ans. La police italienne transmet un dossier sur un certain Gianni Tagliamento. Les enquêteurs français s’interrogent. La "Petite Araignée", son surnom dans la mafia napolitaine, n’est-il qu’un "vieux cheval de retour" ? Il s’était en effet illustré dans les années 1980 dans la tentative de prise de contrôle du casino de Menton. Ou bien tient-il le rôle de "tête de pont" de la Camorra dans l’optique de noyauter l’attribution des marchés publics sur la Riviera ?

Deux ans d’enquête menée par la PJ niçoise et le GIR, le groupe d’intervention régional Provence-Alpes-Côte d’Azur, ont conduit la Jirs (juridiction interrégionale spécialisée) de Marseille à ouvrir en juin dernier une information judiciaire confiée au juge Charles Duchaine. Ce dernier a longtemps été en poste à Monaco dans les années 1990. Ça tombe bien : une partie du dossier et plusieurs protagonistes se trouvent en Principauté.

De nombreuses réceptions chez la veuve Grundig

Tagliamento semble en effet lié à un magnat local du BTP, Lino Alberti - Ange Roméo pour l’état civil -, un Italien domicilié à Monaco, très actif sur le territoire des Alpes-Maritimes. Le camorriste présumé fréquente en effet, au Cap-Martin, l’immense villa de Chantal Grundig, richissime héritière du groupe allemand de l’électroménager, et compagne d’Alberti. Il n’est pas le seul. De nombreux élus ont leurs habitudes chez la veuve Grundig, connue pour organiser de somptueuses réceptions autour de la piscine, que l’on dit de la taille d’un demi-terrain de football. Parmi eux, Gérard Spinelli, maire et conseiller général de la petite commune de Beausoleil, directement adossée à la Principauté de Monaco. Ou encore René Vestri, sénateur-maire (UMP) de Saint-Jean-Cap-Ferrat.

Protégé par son immunité parlementaire, René Vestri a échappé à la garde à vue. Pas sa femme ni sa fille, interpellées à leur descente d’avion à leur retour de Dubai. Son domicile et son bureau en mairie ont également été perquisitionnés. Ainsi que sa banque où, dans un coffre, les enquêteurs ont découvert près de 500.000 € en liquide… Une somme sur laquelle le parlementaire sera appelé à s’expliquer si la demande de levée d’immunité parlementaire est accordée par le Sénat, sans doute pas avant le 16 décembre prochain. Sa gestion des permis de construire serait au cœur du dossier.

Des intérêts dans la tour Odéon à Monaco

Autre découverte sonnante et trébuchante : près de 400 000 euros, également en liquide, trouvés chez l’entrepreneur Lino Alberti. Ce dernier a, semble-t-il, des intérêts dans un gigantesque chantier, celui de la tour Odéon à Monaco. La construction de cet édifice de quelque 49 étages - un record à Monaco - a été confiée au groupe Vinci pour un montant de 370 millions d’euros. Elle doit être livrée courant 2014.

Le chantier de cette tour, considérée comme l’investissement urbanistique majeur du prince Albert (grand defenseur de l’environnement ! *) après l’abandon du projet d’extension de la Principauté sur la mer l’an dernier, a commencé cet été. Au grand désarroi de nombreux habitants de Beausoleil qui voient d’un mauvais œil l’édification d’un monstre de 170 mètres de haut sous leurs fenêtres. C’est là que le maire de Beausoleil, Gérard Spinelli, intervient. Selon les premiers éléments de l’enquête, ce dernier aurait reçu, de la part d’Alberti, la somme de 65 000 euros pour "ne pas s’opposer" publiquement à la construction de la tour. Il serait également question de "droits de passage" pour les engins de chantier.

Le dernier acteur, mis en examen pour blanchiment, est monégasque. Silvio Perlino a-t-il mis en œuvre ses talents de financier pour ouvrir de discrets comptes bancaires en Suisse et au Lichtenstein pour ses amis de la Côte ? La discrétion des enquêteurs laisse à penser que ce dossier est loin d’avoir livré tous ses secrets.

jdd.fr

mise a jour : le 8/12 2009

Côte d’Azur : Opération "Mains propres" : Le maire de Beausoleil dans l’ombre des affaires monégasques

Paru jeudi 3 décembre 2009

L’enquête sur l’opération « mains propres » dans l’est des Alpes-Maritimes, ouverte par le juge Duchaine est loin d’être bouclée. Et après avoir, dans un premier temps, ciblé Gérard Spinelli, le maire de Beausoleil, et Lino Alberti, patron d’une des plus grosses entreprises de BTP de la Région, les investigations semblent se concentrer désormais autour de la famille du maire de Saint-Jean-Cap-Ferrat.

Hier matin, dès 8 heures, les policiers de la brigade financière de la PJ ont interpellé Olivia Vestri-Vanacore, la fille du sénateur UMP avant de procéder à une longue perquisition de son domicile. En début de semaine dernière, les enquêteurs avaient déjà placé en garde à vue, Marjorie et Lucette Vestri, l’autre fille ainsi que l’épouse du premier magistrat de la presqu’île des milliardaires. Lors des perquisitions effectuées alors, les policiers avaient trouvé dans le coffre d’une agence bancaire, ouvert par le couple Vestri, 500 000 euros en liquide. Longuement auditionnées, ces dernières avaient cependant été remises en liberté. Pour autant, hier matin, l’histoire judiciaire de ce dossier tentaculaire s’est répétée. Et l’étau semble se resserrer autour de la famille du sénateur-maire. Olivia Vanacore, pourtant, n’occupe aucune fonction élective dans la commune. Depuis plusieurs années, elle exploite avec son époux la plage privée de Passable dans la rade de Villefranche mais sur la commune qu’administre son père.

Une histoire de comptes offshore ?

Qu’est ce qu’un couple de plagistes, eut-il des liens familiaux avec le maire de Saint-Jean-Cap-Ferrat, peut avoir à faire dans une enquête ouverte sur des suspicions de blanchiment et de corruption ? La justice reste muette.

Il semble pourtant qu’elle s’intéresse de très prés à des comptes en banque offshore, notamment en Suisse et au Liechtenstein, sur lesquels d’importantes liquidités auraient transité. Sur les conditions de ces étranges transferts de fonds. Et sur les liens qui, au-delà d’une amitié de trente ans, unissaient la famille Vestri avec Lino Alberti, écroué à Draguignan.

S’agit-il de simple évasion fiscale ou de blanchiment ?

« Dangereux amalgame »

Le juge Duchaîne n’en dit rien. Pas plus qu’il n’évoque encore l’éventuelle audition de René Vestri qui, pour l’heure, n’est pas directement impliqué dans ce dossier. Certes, l’éventualité d’une demande de levée d’immunité parlementaire est évoquée. Mais si elle s’avérait fondée, la procédure est longue.

Du coup, hier, Me Gérard Baudoux, celui qui est le conseil du maire de Saint-Jean depuis plus de dix ans, tenait à dénoncer « le dangereux amalgame que certains voudraient pouvoir faire entre le maire d’une commune et ses enfants. René Vestri n’est pas responsable des agissements présumés de ses enfants majeurs, et le contraire est vrai aussi. Pour des raisons que j’ignore René Vestri est dans le collimateur de la justice depuis dix ans. Depuis dix ans, tous les poux qu’on lui a cherchés sur la tête n’ont jamais abouti qu’à des non lieu ou des relaxes. »

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Côte d’Azur : Opération "Mains propres"Un maire et en entrepreneur sont écroués, un ancien de la mafia suspecté

Des rebondissements sont attendus....

BTP, élus .locaux, enveloppes et comptes offshore… Tous les ingrédients d’un dossier de corruption en béton armé semblent réunis dans l’opération "Mains propres" lancée cette semaine sur la Côte d’Azur. Gérard Spinelli, le maire (divers-droite) de Beausoleil, et Lino Alberti, un entrepreneur italo-monégasque, ont déjà été écroués pour corruption et blanchiment en bande organisée. Un financier monégasque a été placé sous contrôle judiciaire. Le sénateur-maire (UMP) de Saint-Jean-Cap-Ferrat est également dans le collimateur. Des sommes qualifiées de "très, très importantes" auraient été saisies ainsi que de nombreux documents comptables laissant apparaître des mouvements financiers vers des comptes en Suisse et au Lichtenstein.

La genèse de ce coup de filet remonte à deux ans. La police italienne transmet un dossier sur un certain Gianni Tagliamento. Les enquêteurs français s’interrogent. La "Petite Araignée", son surnom dans la mafia napolitaine, n’est-il qu’un "vieux cheval de retour" ? Il s’était en effet illustré dans les années 1980 dans la tentative de prise de contrôle du casino de Menton. Ou bien tient-il le rôle de "tête de pont" de la Camorra dans l’optique de noyauter l’attribution des marchés publics sur la Riviera ?

Deux ans d’enquête menée par la PJ niçoise et le GIR, le groupe d’intervention régional Provence-Alpes-Côte d’Azur, ont conduit la Jirs (juridiction interrégionale spécialisée) de Marseille à ouvrir en juin dernier une information judiciaire confiée au juge Charles Duchaine. Ce dernier a longtemps été en poste à Monaco dans les années 1990. Ça tombe bien : une partie du dossier et plusieurs protagonistes se trouvent en Principauté.

De nombreuses réceptions chez la veuve Grundig

Tagliamento semble en effet lié à un magnat local du BTP, Lino Alberti - Ange Roméo pour l’état civil -, un Italien domicilié à Monaco, très actif sur le territoire des Alpes-Maritimes. Le camorriste présumé fréquente en effet, au Cap-Martin, l’immense villa de Chantal Grundig, richissime héritière du groupe allemand de l’électroménager, et compagne d’Alberti. Il n’est pas le seul. De nombreux élus ont leurs habitudes chez la veuve Grundig, connue pour organiser de somptueuses réceptions autour de la piscine, que l’on dit de la taille d’un demi-terrain de football. Parmi eux, Gérard Spinelli, maire et conseiller général de la petite commune de Beausoleil, directement adossée à la Principauté de Monaco. Ou encore René Vestri, sénateur-maire (UMP) de Saint-Jean-Cap-Ferrat.

Protégé par son immunité parlementaire, René Vestri a échappé à la garde à vue. Pas sa femme ni sa fille, interpellées à leur descente d’avion à leur retour de Dubai. Son domicile et son bureau en mairie ont également été perquisitionnés. Ainsi que sa banque où, dans un coffre, les enquêteurs ont découvert près de 500.000 € en liquide… Une somme sur laquelle le parlementaire sera appelé à s’expliquer si la demande de levée d’immunité parlementaire est accordée par le Sénat, sans doute pas avant le 16 décembre prochain. Sa gestion des permis de construire serait au cœur du dossier.

Des intérêts dans la tour Odéon à Monaco

Autre découverte sonnante et trébuchante : près de 400 000 euros, également en liquide, trouvés chez l’entrepreneur Lino Alberti. Ce dernier a, semble-t-il, des intérêts dans un gigantesque chantier, celui de la tour Odéon à Monaco. La construction de cet édifice de quelque 49 étages - un record à Monaco - a été confiée au groupe Vinci pour un montant de 370 millions d’euros. Elle doit être livrée courant 2014.

Le chantier de cette tour, considérée comme l’investissement urbanistique majeur du prince Albert (grand defenseur de l’environnement ! *) après l’abandon du projet d’extension de la Principauté sur la mer l’an dernier, a commencé cet été. Au grand désarroi de nombreux habitants de Beausoleil qui voient d’un mauvais œil l’édification d’un monstre de 170 mètres de haut sous leurs fenêtres. C’est là que le maire de Beausoleil, Gérard Spinelli, intervient. Selon les premiers éléments de l’enquête, ce dernier aurait reçu, de la part d’Alberti, la somme de 65 000 euros pour "ne pas s’opposer" publiquement à la construction de la tour. Il serait également question de "droits de passage" pour les engins de chantier.

Le dernier acteur, mis en examen pour blanchiment, est monégasque. Silvio Perlino a-t-il mis en œuvre ses talents de financier pour ouvrir de discrets comptes bancaires en Suisse et au Lichtenstein pour ses amis de la Côte ? La discrétion des enquêteurs laisse à penser que ce dossier est loin d’avoir livré tous ses secrets.

jdd.fr

Opération "Mains propres" : Monaco Odéon : la tour infernale ?

Côte d’Azur : Opération \"Mains propres\"

Voir en ligne : Côte d’Azur : Opération "Mains propres" : Beausoleil : la corruption sans fard

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